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Salaire en intérim : ce que la loi vous garantit

Votre taux horaire ne se négocie pas à la baisse : il suit celui d'un salarié de l'entreprise au même poste. Voici comment le vérifier sur votre contrat.

4 min de lecturePublié par Publié le

Calculer ma fin de mission

Brut de mission, IFM et congés payés, avec les sources de chaque règle.

En intérim, le salaire n'est pas fixé à la tête du client. Le Code du travail rattache votre rémunération à celle d'un salarié de l'entreprise utilisatrice qui occuperait le même poste avec la même qualification. Le plus utile est donc de savoir où ce montant est écrit, et quoi comparer.

Le principe : le salaire du poste, pas un tarif intérim

Le contrat que l'agence signe avec l'entreprise utilisatrice doit indiquer le montant de la rémunération, avec ses différentes composantes, que percevrait un salarié de qualification équivalente occupant le même poste (article L1251-43). Votre propre rémunération ne peut pas être inférieure à ce montant (article L1251-18).

Concrètement, si un cariste embauché par l'entreprise touche un taux horaire donné et une prime d'équipe, vous avez droit au même taux et à la même prime, à qualification égale. Service-Public le résume ainsi : l'intérimaire est payé au même titre que les autres salariés de l'entreprise où il effectue sa mission, primes et avantages compris.

Ce que votre contrat de mission doit écrire

Votre contrat de mission doit préciser les conditions de rémunération, la périodicité de paiement, les primes et les accessoires de salaire. Si l'une de ces lignes manque ou reste floue, demandez-la par écrit avant de commencer : c'est la seule base qui vous permettra de contrôler vos bulletins.

Comparez ensuite le bulletin au contrat, ligne par ligne : taux horaire, heures, majorations, primes. Un écart ne se règle pas au téléphone ; signalez-le par écrit à l'agence, qui est votre employeur.

Jours fériés, fin de mission, congés payés

Les jours fériés chômés vous sont payés sans condition d'ancienneté dès lors que les salariés de l'entreprise utilisatrice en bénéficient (article L1251-18).

À la fin de chaque mission s'ajoutent deux indemnités d'au moins 10 % chacune : l'indemnité de fin de mission (IFM), sauf exceptions comme une embauche en CDI immédiate dans l'entreprise, et l'indemnité compensatrice de congés payés (ICCP), due quelle que soit la durée de la mission. Le simulateur Kiya les calcule à partir de votre brut.

Conseils pratiques

  • Demandez à l'agence le taux horaire et les primes avant d'accepter la mission, puis vérifiez qu'ils figurent dans le contrat.
  • Gardez chaque contrat de mission et chaque bulletin : ce sont eux qui prouvent un écart, pas un souvenir d'appel.
  • Si un collègue embauché au même poste touche une prime que vous n'avez pas, posez la question par écrit à l'agence.

Erreurs à éviter

  • Accepter un taux annoncé oralement sans le retrouver dans le contrat de mission.
  • Confondre le brut de fin de mission, IFM et congés compris, avec le net versé sur le compte.

Questions fréquentes

Une agence peut-elle me payer moins qu'un salarié de l'entreprise au même poste ?

Non. À qualification équivalente, votre rémunération ne peut pas être inférieure à celle d'un salarié de l'entreprise utilisatrice occupant le même poste, primes et accessoires compris (articles L1251-18 et L1251-43 du Code du travail).

Où trouver mon taux horaire ?

Dans votre contrat de mission, qui doit indiquer les conditions de rémunération, la périodicité de paiement, les primes et les accessoires de salaire.

Les jours fériés sont-ils payés en intérim ?

Oui, sans condition d'ancienneté, dès lors que les salariés de l'entreprise utilisatrice sont payés pour ces jours.

Sources primaires

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